UNE ÉPOQUE CHARNIÈRE

De la mémoire aux projets
LE PASSÉ A DE L’AVENIR

Nous faisons partie de cette génération particulière plutôt en voie de disparition ; de ces lycéens et lycéennes qui ont vécu le lycée des années cinquante et soixante de la 6° à la terminale ; parfois même en classes primaires (12° à 7°) ; parfois dans la foulée en classes prépas ; auxquelles on peut parfois ajouter plusieurs années comme « pions ». Et en prime pour certains, l’internat.

époque charnièreNous sommes donc de la génération contemporaine (et alliée) de ces profs militants et magiques  qui ont « fait »  le bicentenaire du lycée Clemenceau (2008), et auparavant, l’éloge de Jules Verne lycéen (2005) sous l’enseigne du Comité de l’histoire.



Serait-ce l’indice d’une sénilité avancée qu’une telle affection récurrente pour nos premiers émois cognitifs, nos premières amitiés, nos premières amours et nos premières bagarres en ces lieux-là ?

affiche jules verne affiche clémenceau

Sûrement pas ! mais que voulez-vous, rien n’est plus pareil ! exemple au lycée Clemenceau de nos jours, beaucoup d’élèves n’y restent que 3 ans (de la seconde à la terminale). Alors dans ces conditions, créer du mythe, pensez donc ! à moins que notre génération « datée » ne sache justement valoriser cette modeste historicité pour esquisser de nouveaux modèles attractifs auprès de ceux d’aujourd’hui?
Soyons le plus œcuméniques possible, fédérons toutes les forces ! Et parmi celles-ci, en première ligne, il y a le comité de l’histoire. Qui, à la veille de prendre lui-même son virage historique (voir le Vieux Bahut N°88 p.17) s’offre encore à vouloir contribuer. Occasion à saisir !


Alors ouvrons le débat, rapprochons nous, et commençons par mettre en commun nos plus petits communs multiples.

Et si, pour cela, il apparaissait utile de réfléchir de part et d’autre à des ajustements structurels, il ne faudrait évidemment pas craindre d’en débattre. Certes, elle est gravée dans le marbre (1889) notre reconnaissance comme association d’utilité publique. Mais justement elle nous commande d’autant plus d’être aujourd’hui publiquement utiles.

-L’histoire ne résiste pas à l’envie des peuples.
Lors de la toute prochaine AG du 16 avril, et dans les mois suivants, il nous faudra sereinement poursuivre cette réflexion ; dont on s’attend légitimement à ce que la question suscite un certain nombre de controverses. Ce sera un signe de santé !

Le  Vieux Bahut (mars 2011)